MACHINE VAPEUR WINTERTHUR SLM 140 - PERIODE DU CHEMIN DE FER FRANCO-ETHIOPIEN DE 1900 A 1980.



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La commande de construction des machines à vapeur 1.4.0 type UG 181 compound à deux cylindres étant importante les usines de la S.L.M de Winterthur déléguèrent leur construction aux usines de la S.A.C.M. de Belfort, sur la base des plans SLM. Ainsi la série de machine portant les N° 25 à 32 avaient les aspects caractéristiques de l’usine de Winterthur mais portaient le nom de celle de Belfort.

L’inverse se produit dans les années 1930, les usines de la S.A.C.M. de Graffenstaden ne purent assurer la construction et la livraison des machines à vapeur 1.4.0 type UG 174 consolidation à surchauffe de la série N°414 à 419 ; ce sont les usines Suisse de Winterthur qui assurèrent la construction sur la base du cahier des charges de Belfort. Cette série de machines ne fut pas bien appréciée par la Compagnie Franco Ethiopienne, la répartition des charges sur les essieux influençait la tenue de voie engendrant des fatigues mécaniques.

En 1907 la compagnie de Chemin de fer d’Appenzell commande auprès de la S.L.M. Winterthur deux locomotives tender à quatre essieux avec surchauffe (la G 4/5 N°7 nommée "ALTMANN" et la N°8 nommée "SAENTIS") à livrer en 1908, respectivement 1910.

Les usines S.L.M. surchargées de travail donnent la sous-traitance de la première à l’usine d’Esslingen, en Allemagne. La machine N°7 sera construite selon les plans et le cahier des charges fournit par la S.L.M. et livrée en 1908 sous le numéro de constructeur 3472. La seconde, N°8, sera livrée par S.L.M. en 1910 avec le numéro de constructeur 2093.

Avec la mise en service de la traction électrique en 1933, les machines se retrouvent sans emploi. Ne voulant pas livrer ces machines, relativement neuves, aux chalumeaux des ferrailleurs, la compagnie d’Appenzell recherche un acquéreur. En 1936 la société S.L.M. accepte de reprendre les deux machines au prix de la ferraille.

Entièrement reconditionnées et transformées dans les ateliers de la firme S.L.M. les cabines de conduite sont modifiées et des tenders séparés ajoutés. L’attribution de nouveaux numéros de constructeur (N°7 SLM 3612 et N°8 SLM 3609) donne à penser que ces deux locomotives furent considérées comme neuves sur d’anciennes bases et non comme machines transformées.

La compagnie du Chemin de fer Franco Ethiopien reçut ces deux machines en 1937. Elle leur attribue des nouveaux numéros ; le 102 pour la N°7 "ALTMANN" et le 101 pour la N° 8 "SAENTIS".