LE CHEMIN DE FER FRANCO-ETHIOPIEN
De DJIBOUTI à ADDIS-ABEBA
de 1900 à 1980

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PROFIL ET OUVRAGES

LA VOIE
LE SERVICE DE VOIE

- Voie et aiguilles -

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LIGNE A : DJIBOUTI / DIRE DAWA 310 km

Dès la sortie de Djibouti la ligne attaque des contreforts montagneux et se développe entièrement dans une zone désertique, sablonneuse et pierreuse ou quelques épineux arrivent à survivre. C’est la région des grands mirages où des amas de pierres apparaissent comme des lacs entourés d’arbres, parcourue parfois par des vents formant de hautes colonnes de sable. Après avoir passé le pont d’Harraouah, la végétation change, on trouve alors une savane arbustive, dense prés des oueds. Commencent à apparaître les roches primitives marquant le plateau Abyssin avec quelques végétations clairsemées ; la ligne arrive à Diré Dawa, grand centre commercial et administratif point de concentration des produits de la région du Harrar et du Tchercher, situé à 1200 m d’altitude. (à l’origine la ville se dénommait Addis Harrar)

Djibouti à Ali-Sabieth PK 89
Rampe de 27 / 1000.
Courbe de R.150 m (une courbe de R.100m).
Rails de 12 m à 30 kg/m 1250/1500 traverses au km.

Ali-Sabieth à Aïcha PK 145
Rampe de 16 / 1000.
Courbe de R. 300 m.
Rails soudés de 108 m à 30 kg/m de 1250 à 1500 traverses au km.

Aïcha à Chénélé PK 297
Rampes de 13,5 / 1000.
Courbes de R. 200 m. (une courbe de R.160 et une de R.140 au col du Harr).
Rails de 12 m de 25 kg/m de 1250 à 1500 traverses au km.

Chénélé à Diré-Dawa PK 310
Rampe de 25 / 1000.
Courbe de R. 200 m.
Rails de 12 m de 25 kg/m de 1250 à 1500 traverses au km.

 

LIGNE B : DIRE DAWA / AOUACHE 230 km (1ere partie)

Dès la gare de Diré Dawa quittée, la voie ferrée sinue au pied des montagnes du Tchercher s’élevant graduellement dans un véritable désert, tantôt sablonneux, tantôt rocailleux. Franchissant le col des Assabots à 1480 m elle court aux pieds de la chaîne fertile du versant septentrional du Tchercher qui la longe dans le sud et en bordure du désert Dankali, puissant contrefort qui s’en détache vers le Nord et provoque le redressement, dans cette direction, du fleuve Aouache, venu jusque là de l’ouest sud ouest. La ligne descend ensuite vers l’Aouache et traverse une importante forêt d’euphorbes candélabres et de mimosas parasols plantés sur un terrain accidenté. Elle franchit le fleuve Aouache à 846 m d’altitude sur un pont métallique de 151 m d’ouverture et de 60 m de haut. La bourgade d’Aouache est devenue un centre touristique de premier ordre. Le buffet hôtel de la gare est un rendez vous pour tous les voyageurs qui désirent visiter les hauts plateaux des Aroussis, du Wollo et de l’Aoussa.

LIGNE B : AOUACHE / ADDIS ABEBA 244 km (2e partie)

A la sortie de la station Aouache la ligne traverse un plateau herbeux bordé au sud par le fleuve, descendant sur la vaste plaine de Métahara, dont le nom vient de son lac salé voisin ; elle remonte le long des flancs du massif volcanique , le "Fantale", et traverse d’énormes coulées de lave. A partir de Borchotta apparaissent les cultures et les habitations occupées par des tribus sédentaires. Dès le départ de Nazareth la voie s’élève rapidement sur le plateau du Shoa, elle serpente dans une région riche et peuplée, aux cultures diverses, dont les principaux centres sont Modjo, Débrézeit et Akaki, avant d’arriver à Addis Abeba son terminus, à 2400 m d’altitude.

Diré Dawa à Addis Abeba 474 Km
Rampe de 25 / 1000.
Courbe de R.150 m
Rails de 15 m de 30 kg/m de 1466 traverses au km.
Ballast 500 l/m.
177 km de voie en rail soudé en barre de 3455 m

le remplacement des 111 ouvrages métalliques de 4 m et de 6 m par des buses de type Armco et la mise en place de rail de 30 kg permet une charge par essieux de 16 t.

La voie étant unique toutes les stations sont équipées de bretelles d’évitement d’une longueur minimum de 400 m permettant le croisement des convois. Certaines ont des triangles de retournement pour locomotives à défaut de plaque tournante.

 

© J.P.CROZET 2008