La commande de construction des machines à vapeur 1.4.0 type UG 181 compound à deux cylindres étant importante les usines de la S.L.M de Winterthur déléguèrent leur construction aux usines de la S.A.C.M. de Belfort, sur la base des plans S.L.M. Ainsi la série de machine portant les N° 25 à 32 avaient les aspects caractéristiques de l’usine de Winterthur mais portaient le nom de celle de Belfort.
L’inverse se produit dans les années 30, les usines de la S.A.C.M. de Graffenstaden ne purent assurer la construction et la livraison des machines à vapeur 1.4.0 type UG 174 consolidation à surchauffe de la série N°414 à 419 ; ce sont les usines Suisses de Winterthur qui assurèrent la construction sur la base du cahier des charges de Belfort. Cette série de locomotives fut livrée sans tenders. Spécialement la dernière série des machines S.A.C.M. des N° 411 à 413 ne fut pas bien appréciée par la Compagnie Franco Ethiopienne. Leur mauvaise la répartition des charges sur les essieux influençait la tenue de voie engendrant des fatigues mécaniques. Ce problème n’apparut pas sur les 414 à 419 construites par le S.L.M.
En 1907 la compagnie de Chemin de fer d’Appenzell commande auprès de la S.L.M Winterthur deux locomotives tender à quatre essieux avec surchauffe ( la G 4/5 N°7 nommée « ALTMANN » et la N°8 nommée « SAENTIS » ) devant être livrées en 1908 (N°7) et 1910 (N°8)
Les usines S.L.M, surchargées de travail en donnent la sous-traitance à l’usine de Esslingen en Allemagne. Ainsi la N°7 sera construite selon les plans et le cahier des charges fournis par la S.L.M et livrée en 1908, sous le numéro de constructeur 3472. S.L.M. livrera la N°8 en 1910 sous le numéro de constructeur S.L.M. 2093.
Avec la mise en service de la traction électrique en 1930, les machines se retrouvent pratiquement sans emploi. Ne voulant pas livrer ces machines, relativement neuves, aux chalumeaux des ferrailleurs, la compagnie d’Appenzell recherche un acquéreur. En 1936 la société S.L.M accepte de reprendre les deux machines au prix de la ferraille.
Entièrement reconditionnées et transformées dans les ateliers de la firme S.L.M, les cabines de conduite sont modifiées et des tenders sont ajoutés derrière les machines. L’attribution de nouveaux numéros de constructeur (N°7 SLM 3612 et N°8 SLM 3609) donne à penser que ces deux locomotives furent considérées comme neuves et non comme machines transformées.
La compagnie du Chemin de fer Franco Ethiopien se porte acquéreur de ces machines en 1937. Elle leur attribue des nouveaux numéros ; le 102 pour la N°7 « ALTMANN » (Esslingen 3472) et le 101 pour la N° 8 « SAENTIS » ( SLM 2093).